06/09/2007
Petit vocabulaire de la politique
Tout ce qu'il faut pour décrypter la presse ou briller en société!
Activité (diplomatique): quand on en parle, toujours intense
Alternative: Très utile dans les éditoriaux où il n'y a généralement que de deux choses l'une. La 3ème étant celle qui arrive et que les éditorialistes n'avaient pas prévue.
Approche: Façon moderne d'aborder un problème. L'approche (de la question) tend à supplanter le bon gros examen, la vieille étude, désuets.
Appui: Celui que les nations ou les partis donnent est sans réserve.
Autruche: seul animal officiellement doué de sens politique.
Balai (coup de) : il en faudrait un bon (dans tout ça).
Bon sens: on veut espérer qu'il l'emportera.
Boucliers: peu en usage - et pourtant on ne cesse d'en provoquer la levée.
Cadre: déjà vieux, mais un bon politicien ne sort jamais sans son cadre dans lequel il place (mieux: inscrit) de préférence les institutions républicaines.
Céder (ne): ni au chantage, ni à la violence.
Chancelleries: fait mieux qu'ambassades dans les éditoriaux de politique étrangère.
Choses: sont devenues ce qu'elles sont.
Circonstances: souvent exceptionnelles, toujours actuelles.
Collaboration: comme substantif isolé, en a pris un rude coup pendant l'occupation. Reste d'un grand emploi quand il est suivi ou précédé d'étroite.
Compétences: si paradoxal que cela puisse paraître, puisque l'on pouvait supposer que le gouvernement s'était entouré des meilleures, leur redistribution s'impose périodiquement.
Confiance: totale, absolue, inébranlable sont les épithètes de rigueur. Souvent chancelante, il faut la rétablir. A son mieux lorsqu'elle devient aveugle.
Consternation: presque toujours générale ou profonde quand le pays y est plongé.
Démenti: ne vaut que s'il est formel ou le plus absolu.
Demi-mesures: "l'heure n'est plus aux demi-mesures" ( quand elle y était, on ne nous le disait pas).
Dépolitiser (le problème): il le faut. Et qui l'affirme? Des politiciens.
Echiquier (européen, parlementaire): fait toujours chic dans une conversation.
Finances (de l'Etat): Quoique régulièrement confiées à un spécialiste, doivent toujours être assainies par le suivant.
Guerre civile: on s'arrête toujours au bord.
Heure: toujours grave à la montre du pays.
Impasse: euphémisme permettant à l'Etat, en parlant de budget, de ne pas dire "déficit" comme un quelconque particulier.
Interdit (il n'est pas): De penser que... Circonvolution pour dire qu'on est absolument certain.
Interlocuteurs: ne sont devenus valables que depuis peu.
Liens (culturels): ceux qui nous unissent aux pays qui ont rompu les autres.
Mesures: énergiques ou impitoyables, jamais mesurées. Toujours renforcées quand il s'agit de notre sécurité que l'on croyait pourtant bien assurée.
Partition: aujourd'hui applicable aux pays soumis au partage, terme sans doute trop simple.
Préalable: fait partie de la panoplie du politique avec contexte et option.
Refonte: s'impose (constitution, magistrature, etc.)
Sanctions: toujours sévères et à l'avenir.
Semaine (politique) : s'annonce généralement chargée.
Situation: autrefois la situation s'aggravait. Aujourd'hui elle se détériore, se dégrade, se pourrit. Quand elle est grave, on dit qu'elle est loin d'être désespérée. Quand elle est désespérée, on n'en dit plus rien.
Tournant (le dernier): Voc. routier. Titre de 27 300 éditoriaux politiques depuis mille ans.
Unanimité: souvent la quasi.
Vigilance: toujours extrême. Puis quand elle a été prise en défaut, accrue.
Merci au Jacassin de Pierre Daninos!
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20/06/2006
Rien de grave...
...c'est le titre du livre que j'ai emprunté récemment à la bibliothèque. Je ne le finirai probablement pas. L'auteur aime les énumèrations sans fin et sans virgule, ce qui ressemble à une bouillie de mots. Ces passages-là à répétition me donne envie de vomir. A plus petite dose, ils auraient vraiment servi la narration, en montrant la réelle confusion de l'auteur dans les moments les plus critiques.
Dommage que ce livre soit insupportable à lire, pour moi, car les évènements et les sentiments qui y sont retranscrits valent surement la peine d'être partagés. Le chapitre où elle parle de l'enterrement de sa grand-mère m'a beaucoup touché, car cela m'a rappelé celui de mon grand-père. Elle a su trouver les mots pour traduire cette impression d'être déconnecté du monde, quand on ne peut pas admettre que c'est bien la personne que l'on aime qui repose dans une grosse boîte en bois.
Cela fait 4 mois et 15 jours qu'il est parti. Parti où, d'ailleurs? Et comment? Est-ce avec la leucémie, ou encore avec les flammes lors de la crémation? J'avais déjà l'impression qu'il était parti avant.
Quand on sait que l'on va mourrir et que l'on est résigné, la mort a déjà vaincu. Cela se sentait dans les silences et cela se voyait dans ses yeux clairs.
Mais est-il vraiment parti? Il a toujours habité loin de moi et j'ai toujours l'impression qu'il m'attend chez lui. Je ne peux pas l'imaginer autrement qu'assis à la table de salle à manger, toujours sur la même chaise (celle qui a le plus haut dossier), une cigarette à la main et son verre de vin posé à côté du cendrier. Sur le petit plateau, dont on ne voit plus le motif tellement il a servi, se trouve le journal télé maintenu à la bonne page par un trombone. Il y met aussi la télécommande, son briquet et son décapsuleur.
Honnêtement, qu'est-ce que la mort et le temps? Quand on se rend compte que l'on peut être vivant et déjà si loin ou bien mort et encore si présent.
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