24/12/2007
Kanô Eitoku
Lorsque j'étais à Kyoto, j'ai eu l'occasion de voir l'exposition consacrée à Kanô Eitoku, un des plus célèbres peintres japonais de paravents. Cette visite m'a inspiré la toile suivante,:

Il s'agit d'une toile de lin apprêtée en blanc.
J'ai utilisé des bandelettes de washi (papier japonais à base de mûrier) à fibres épaisses pour créer un motif en relief, que j'ai collées sur la toile avec une colle vinylique.
Ensuite j'ai réalisé le fond avec un mélange acrylique rouge brun puis une couche d'acrylique or.
Le motif est aussi peint à l'acrylique (rouge cadmium, terre d'ombre brûlée, blanc de titane, noir d'ivoire, vert anglais).
Je ne le vernirais pas finalement, pour garder le contraste entre zones mates et brillantes.
Considérons celui-ci comme un essai: je pense qu'il faut que je revois la mise en place des morceaux de washi, afin qu'il correspondent à l'emplacement des feuilles et non celle des tiges. Ca me parait plus intéressant de faire ressortir le relief sur les aplats que de recréer une texture qui rappelle celles des branches.


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06/12/2007
Ambiance du soir
Saya no Uta - Kanako Itou ( 沙耶の唄 - かなこ いとう )
10:15 Publié dans Japon 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04/12/2007
Geisha - 芸者
J'ai pu prendre quelques photos au cours de la représentation du Gion Odori (Festival de Gion).
Gion est l'ancien quartier de plaisirs de Kyoto. C'est l'un des rares endroits où l'on peut encore voir des geisha dans la rue, se rendant à l'un de leurs rendez-vous ou bien en représentation lors des festivals.

Si le sujet vous intéresse, je vous recommande le livre de Yuki INOUE "Mémoires d'une geisha". Il n'y a pas de récit cohérent, ni de belle histoire d'amour qui finit bien. Ce sont juste des souvenirs, comme autant de fenêtres ouvertes sur un monde mystérieux.
Les Maiko portent de longs kimono avec des obi (ceintures) imposants. Le obi est constitué de plusieurs parties, dont des "petits coussins" pour créer le volume. C'est donc un costume très lourd et qui laisse peu de liberté de mouvement. Leur maquillage - fait à l'origine de poudre de riz - est très chargé. L'habillage d'une maiko prend donc plusieurs heures et fait intervenir plusieurs spécialistes (dont celui qui fait exclusivement les noeuds de obi, c'est tout un art).
Malgré ce costume, ces apprenties-geisha manient très bien l'éventail.

Les geisha portent un kimono aux manches courtes et un obi plus simple. Elles ressemblent plus à des femmes qu'à des poupées. Souvent leur maquillage est beaucoup plus léger.
De dos, on peut voir que la couche blanche de maquillage dessine un grand M à la base de la nuque. Ce dessin met en valeur ce qui est la partie la plus sensuelle du corps pour les japonais.
11:05 Publié dans Japon 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Maiko
J'ai eu l'occasion de photographier cette maiko (apprentie geisha) lors du Gion Odori. Il s'agit d'un festival de danse qui a lieu en l'honneur de l'automne au cours de la 1ère semaine de novembre.
Le matin, j'avais croisé Patrick à l'office de tourisme et on avait acheté ensemble nos places pour la représentation de l'après-midi. On s'était donné rendez-vous devant le théâtre de Gion 15 min avant le début de la séance. Voilà comment je me suis retrouvée à attendre devant le théâtre, assise sur des bancs installés pour l'occasion.
Sur le même banc, il y avait un homme d'une cinquantaine d'années en habits traditionnels. En face de lui, une femme un peu plus jeune et sa petite fille. Juste en face de moi, un homme en costume qui m'a dressé la parole "Maiko ga suki dess ka". On a ainsi commencé à discuter... un autre en costume semblait connaitre quelques mots d'anglais. Finalement, j'ai compris qu'ils se connaissaient tous. Mon nouvel ami m'a présenté l'homme assis à coté de moi " Puresidento dess". Sa femme a voulu prendre une photo de sa fille avec moi! Puis le "Puresidento" m'a demandé si "macha o nomimashita ka" (avez-vous bu du thé japonais?). "imadakatte" (pas encore). Alors le Presidento est entré dans le théâtre et mon ami en costume m'a demandé de le suivre. Là une petite vieille en kimono - qui parlait anglais!!!! - m'a conduite dans une petite salle où l'on m'a servi le thé et une pâtisserie à base de pâte de haricot rouge. Le macha fait une légère mousse très verte à sa surface. Quand j'ai vu arriver le bol sur la table, j'ai cru qu'il manquait l'eau!
En face de moi, il y avait cette maiko qui se tenait complètement immobile. On dit souvent qu'elles ressemblent à des poupées. C'est vrai que dans cette posture, avec ce visage blanc, on pourrait croire une statue en cire... j'ai 2 photos d'elle et on dirait qu'elle n'a pas bougé d'un cil!
10:00 Publié dans Japon 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Okuno-In
Pour arriver jusqu'au temple Okuno-In, il faut cheminer à travers le cimetière bouddhique de Koya-San.
La pluie abondante avait laissé place à un lèger brouillard, comme si l'eau tombée ce matin était restée dans l'air, pour me tenir compagnie.
Sur le chemin, il y avait 3 japonais - un homme et 2 femmes d'une cinquantaine d'années - qui commentaient les inscriptions des tombes. Ils lisaient à voie haute les histoires gravées dans la pierre et j'essayais de comprendre quelques mots, souvent en vain.
Ils se sont arrêtés pour se prendre en photo, dans leurs uniformes blanc à col mauve qui permet de reconnaître les bouddhistes en pélerinage. Je m'arrêtais aussi et leur proposais de les prendre tous les 3 en photo. C'était la première phrase en japonais que je faisais à la volée et ça a donné quelque chose du genre "isho ni shashin ka" (en gros "une photo ensemble?") avec de beaux gestes des mains pour expliquer le tout.
Ils ont accepté avec le sourire, en répétant "ishoni shashin" comme si c'était quelque chose de très mignon et d'un peu marrant à la fois.
Après cette brève séance photo, ils ont commencé à engager la conversation. C'était assez difficile, étant donnée que seul le monsieur parlait quelques mots d'anglais. Au bout de quelques minutes de marche, nous sommes arrivée au temple proprement dit. Là ils m'ont offert des batons d'encens que j'ai allumés avec une petite bougie (ils me l'ont laissée en souvenir). Puis je les ai plantés dans un énorme pot à encens à l'entrée du pavillon principal (Toro-do).
Nous sommes ensuite entrés dans le Toro-do pour la prière 経 (Kyou) qui consiste à réciter des sutras, le dos légèrement courbé, les mains jointes au niveau de la tête. Je ne comprenais rien à la prière, sauf le nom d'Amithaba qui revenait sans cesse. [son culte est au centre du bouddhisme de la Terre Pure, auquel appartiennent tous les temples du Mont Koya.] C'était tout de même un instant magique, qui semblait hors du temps: sortir de la brume pour entrer dans ce lieu de lumière venant de centaines de lampes et chercher le calme au son de cette prière à demi-chantée.
Après ce court moment de recueillement, nous avons rejoint une autre partie du temple où les moines signent les cahiers des pélerins. D'après ce que j'ai compris, le pélerinage qu'avaient entrepris mes nouveaux amis consistait à faire 80 temples à travers tout le Japon. A chaque temple, ils devaient faire signer leur carnet par un moine. Y aurait-il par hasard un contrôle des présences pour l'entrée en Terre Pure?
Une fois le pointage céleste effectué, nous sommes repartis vers l'entrée du cimetière. Nous avons beaucoup parlé de la France, car ils y avaient été plusieurs fois. Nous avons chanté ensemble "Les feuilles mortes" à tue-tête dans le cimetière. L'entrée du cimetière se rapprochait et notre temps ensemble s'amenuisait... et il a fallu se dire "au revoir"
"Tu vois, je n'ai pas oublié
La chanson que tu me chantais"
Je n'oublierai pas ceux qui m'appelait マドモアゼル (Mademoiselle)...
...parce que mon nom est imprononçable en japonais.

09:30 Publié dans Japon 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Umeda Sky Building
Je suis arrivée à Osaka en milieu de matinée. J’ai trouvé un casier pour mon sac de voyage à la gare, j’y ai rangé mon gros pull qui ne m’était plus d’aucune utilité. La journée avait débuté froide et pluvieuse à Koya-san mais le soleil brillait sur Osaka.
J’avais peu de temps. J’ai donc décidé d’explorer la ville en me fixant un but à atteindre : l’Umeda Sky Building.
J’ai commencé par me balader dans le quartier près de la gare centrale, parmi les " jeunes fashion ", déambulant dans les allées remplit de boutiques de luxe aux noms français qui ne veulent rien dire et dont on n’a jamais entendu parler ici.
Puis j’ai atterri un peu par hasard dans des " galeries commerçantes " plutôt désertes. Il me semble qu’elles n’ouvrent qu’à partir de midi au Japon, comme j’ai pu aussi le constater à Kyoto Teramachi. Quoi que celles-ci me semblaient être plutôt du genre à n’ouvrir qu’à la tombée de la nuit, comme le suggéraient les photos caractéristiques des bars à hôtesses. La seule trace de vie venait de quelques japonais charriant des palettes de bières et du bruit émanant des salles de Pachinko.
De temps en temps, une ruelle débouchant dans ces arcades couvertes laissait passer le soleil à grand flot.
Je savourais la tranquillité de ses instants. Cela explique peut-être pourquoi je me suis tant éloignée de mon but de promenade. Je soupçonne aussi la carte de mon guide de voyage d’être trompeuse. Ou alors le manque de sommeil avait ruiné mon sens de l’orientation.
Je suis donc arrivée dans une zone de building, peuplée de " salalîman " et " salalîwoman ". Ils étaient de sortie pour acheter leur déjeuner – les bentô – à des marchands installés dans la rue, au pied des tours.
Dans ce quartier, les voies rapides traversent les immeubles. Leurs courbes que se croisent créaient de grandes zones d’ombre. Je m’éloignais encore plus de ma destination, je le savais sans même regarder le plan. Puis empruntant une rue pour repartir en sens opposé, j’aperçu le fameux building ! J’évaluais la distance à 20 min à pied et je me lançais dans cette direction en essayant de ne pas le perdre de vue.

Finalement, je suis arrivée dans le parc qui borde l’Umeda Sky Building. C’est un petit parc centré sur une étendue d’eau. Sur le pont, deux amoureux marchaient l’un vers l’autre en riant. J’ai eu la tentation de les photographier, mais il y a des moments qui ne peuvent appartenir qu’aux gens qui les vivent.

J’ai suivi des yeux le chemin des arbres pour tomber sur cette arche de verre et de métal. Ses faces se fondaient dans le ciel... Les nuages s’y reflétaient et les Red Hot Chili Peppers chantaient " just a mirror for the sun "…
09:00 Publié dans Japon 2007 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Koya-san
Dans le temple, le petit déjeuner est servi à 7h30. J’étais donc dehors assez tôt pour visiter la ville : c’est-à-dire des temples bouddhistes à la pelle.
Il paraît qu’en été, c’est un endroit surpeuplé.

Par un froid matin de novembre, la surpopulation était aussi présente que la viande dans l’assiette d’un moine bouddhiste. Dois-je préciser qu’un moine bouddhiste ne mange ni viande, ni poisson, ni épices ?
Une fine brume enveloppait l’ensemble des bâtiments. Il y avait une lumière blanche très diffuse qui semblait se moquer des nuages.
A l’entrée, les coupelles de métal qui servent à se purifier reposaient tranquillement à la surface de l’eau, comme une barque qui ne va nulle part.

故郷に花もあらねどふむ足の
迹へ心を引くかすみかな
Dans mon village plus une fleur
Mais après chaque pas
La brume appelle mon cœur au retour
00:35 Publié dans Japon 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03/12/2007
Koya-san : mode d'emploi
Quitter Hong Kong au petit matin.
Arriver au Kansai Airport, épuisée par le voyage et la nuit blanche qui avait précédée le départ.
Prendre le train pour Osaka Namba et changer pour un autre.
S’arrêter dans la petite gare de Hashimoto. Profiter des timides rayons de soleil sur un banc en attendant le train pour Gokuragobashi.
A moitié endormie, voir la ville se changer en montagne couverte d’érables.
Puis prendre le funiculaire qui monte dans la nuit et dans la brume.
Monter dans le bus, suivant une touriste suisse rencontrée quelques minutes plus tôt.
Après 12h de voyage porte à porte, défaire ses chaussures, sentir les planches de bois qui grincent sous les pieds et poser ses valises dans l’entrée du temple.
Se souvenir de cette traversée comme d’un rêve.
23:40 Publié dans Japon 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22/11/2007
Japon
De Hong Kong, je suis allée au 1 semaine dans le Kansai, au Japon. J'ai passé 2 nuits à Koya-san puis 5 nuits à Kyoto.
Voici quelques unes des photos que j'ai prises au cours de ce séjour, utilisant le vieux Reflex Nikkon de mon père.
La qualité de mon scanner laisse vraiment à désirer... J'ai donc retouché certaines photos sous Photoshop pour palier ce défaut.
J'ai commencé mon séjour par un lieu de pélerinage bouddhique: Koya-san (trad.: le mont Koya) dans le Kansai.

A l'automne, aller contempler les érables dans la montagne est une attraction comparable à celle des cerisiers en fleur au printemps. Mais bon, c'est tout de même moins couru, probablement parce qu'il fait trèèèèès froid dehors.
22:55 Publié dans Japon 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12/11/2007
Le retour
Quelques rayons de soleil
Un beau soleil d'Automne
Qui filtre au travers des arbres rouges
Dans cette lumière, on peut voir le froid dans l'air
Je le vois sans le voir, ce décor
je n'ai pas attéri hier
J'erre dans un endroit qui n'est ni la terre, ni le ciel
Un mélange de rêve et de souvenir

12:55 Publié dans Japon 2007 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





