04/03/2009

Hakone - 2ème partie

Après une bonne nuit de sommeil dans nos futons moëlleux, on se lève non pas aux aurores, mais presque.

La lumière est belle et je ne peux m'empêcher d'aller sur le balcon, encore en pyjama. L'air frais de cette matinée d'hiver finit de me réveiller complétement.

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On décide de profiter de l'autre bain de l'hôtel, celui qu'on n'avait pas pu tester la veille, avant le petit déjeuner.
On se dirige ensuite vers la salle commune où nous attend le asagohan 朝ごはん, tout ce qu'il y a de plus traditionnel : saumon grillé, yuba tofu (sorte de tofu très mou), omelette sucrée (yaki-tamago 焼き卵), soupe miso aux coquillages et natto 納豆.
Je force ma cousine à goûter au natto. Ca fait partie des expériences typiquement japonaise. Pour ceux qui ne connaissent pas, c'est du soja fermenté. Dis comme ça, ça ne parait pas bien méchant mais en vérité, ça pue comme une vieille chaussette de sport et ça fait des fils comme la salive des aliens dans le film du même nom. Cependant, le goût n'est pas si fort et n'importe quel japonais vous dira que c'est "hééélshiiii" (c'est-à-dire healthy, bon pour le corps).
Le natto est très souvent vendu en barquette bien scellée. On le mange en le mélangeant à une bonne dose de moutarde et de sauce soja, accompagné de riz.
Ma très chère cousine n'est pas convaincue par cet aspect de la gastronomie japonaise. Pourtant elle le déguste grain par grain, avec certaines pertes occasionnées par l'attraction gravitationnelle.

Une fois le repas terminé, on reprend les télécabines qui survolent Owakudani pour admirer la vue sur Mont Fuji 富士山 (fuji-san). Il n'y a quasiment que son sommet enneigé qui se détache sur le ciel bleu.
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On monte ensuite voir la fabrication des onsen tamago 温泉たまご. Le chemin est parsemé de pancartes "danger de mort"; "vous montez à vos risques et périls"; "il se peut que la production d'onsen-tamago soit interrompue".
Les onsen-tamago sont en fait des oeufs cuits dans les sources 80°C. Leur coquille devient noire et l'intérieur de l'oeuf légèrement gris. Pour le goût, je ne peux pas dire, car on n'avait pas vraiment d'appétit après le petit déjeuner de l'hôtel.

On reprend les téléphériques, mais pour descendre l'autre versant de la montagne. On se retrouve alors au bord du lac Ashinoko 芦ノ湖. Juste le temps d'une balade au bord des rives et c'est l'heure de prendre le kitchissime bateau pirate qui nous amène à Hakone-machi. Malheureusement, le temps s'est couvert et on ne peut pas profiter de la célèbre vue du Mont Fuji se reflétant dans le lac.

L'après-midi, on décide d'aller dans un établissement de bains célèbre pour ses rotemburo 露天風呂, c'est-à-dire ses bains à ciel ouvert.
Le bâtiment en bois rappelle le film de Miyazaki "Le voyage de Chihiro", les esprits en moins. Le parquet grince sous nos pas et on accède aux vestiaires par d'étroits escaliers en bois sombre.
Après s'être deshabillées, on accède à une première salle où il y a une rangée de gros robinets à 50 cm du sol, chacun surmonté d'un miroir. Tous sont équipés d'un tabouret et d'un bac en bois. C'est la coutûme de se laver assis avant d'accèder aux bains.
Le 1er bain est à l’intérieur. Il est bouillant et je ne peux pas retenir le « p…… c’est chaud ». Je pense aux crabes ou aux homards qu’on plonge vivants dans l’eau bouillante. On a d'ailleurs en commun de devenir pareillement rouge. Les japonaises rigolent bien en me regardant respirer un grand coup et persévérer dans mon immersion.
On y reste à peine 3 minutes et on se dirige vers les bains extérieurs, la peau fumante dans le froid de l’hiver. Je me plonge dans un bain d’eau calcaire à température « normale », à savoir avoisinant les 40°C. On pourrait s'y prélasser des heures, mais il y a 5 bains différents à tester!
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On voit l’eau qui descend de la montagne courir sur les rochers et arriver dans les bassins en pierre.
On profite aussi un peu du sauna et je plonge la pointe de mes orteils dans le bain glacé, pour dire que j’aurais tout essayé.

28/02/2009

Intermède musical

Le temps d'écrire la suite de mon article sur Hakone, je vous fait patienter avec un peu de musique.

Il s'agit d'un duo que j'aime particulièrement : Ringo Shiinaa 林檎椎名 et Saito Neko 斉藤ネコ. Leur collaboration se limite à un seul album : Heisei Fuuzoku" 平成風俗, qui est gentillement traduit par "les manières de l'air Heisei" sur les sites musicaux occidentaux, mais qui pourrait aussi bien se traduire par "le commerce du sexe à l'ère Heisei". Bien sûr, cette dernière traduction n'est peut-être due qu'à mon esprit mal placé.

Quoi qu'il en soit, je vous laisse découvrir "gamble" ギャンブル (pari ou parier ?) et son clip psychédélique.

 


22/02/2009

Hakone - 1ère partie

 

Il y avait un trou à combler dans ma connaissance de la culture japonaise : les onsen 温泉.

C'est un peu l'équivalent de la cure thermale, sauf que l'eau est naturellement chaude... voir trèèèès chaude.

J'ai donc organisé un petit séjour à Hakone 箱根, au sud de Tokyo, pour ma cousine et moi.

Le train part de la gare de Shinjuku. On s'arrête d'abord au sous-sol du grand magasin pour acheter notre bento.

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(J'en profite pour répondre à la demande de mes lecteurs concernant la nourriture au Japon)

Le bento 弁当 se compose de légumes vinaigrés (tsukémono つけもの), de beignets (tempura 天ぷら), d'omelette sucrée (yaki tamago 焼きたまご) et de trois sortes de riz différent.

On prend ensuite le train Odakyu jusqu'à Hakone-Yumoto 箱根湯本, puis on change pour la ligne Hakone Tozan qui zigzague dans la montagne. Une fois arrivées à Gora 強羅, le terminus, une navette nous emmène jusqu'à l'hôtel.

On choisit nos yukata 浴衣 (kimono en coton) et on découvre notre chambre toute de tatami.

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Mais il est encore tôt et on peut partir explorer les alentours. On prend le funiculaire, puis les télécabines pour survoler Owakudani 大涌谷 et ses puits de soufre.
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De retour à l'hôtel, on a à peine de le temps d'enfiler nos yukata qu'une employée arrive pour les préparatifs du dîner. Une fois la table basse débarassée, elle nous apporte les entrées.
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fev18entrees.jpgSashimi de seiche, oursins enveloppés dans un sashimi de poisson (inconnu)

Des tsukémono, du tofu, un mochi à l'azuki et de la patate douce.

Ensuite, vient le premier plat : les dim sum, beignets cuits à la vapeur (inspiration de la cuisine chinoise).

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...et le deuxième plat : coquille saint-jacques et crevette au bacon

 

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Puis le troisième plat : omelette au poisson, sauce mayonnaise et soupe de raifort

 

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Enfin, arrive le dessert : gâteau aux mûres et gelée de café.
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Une fois le repas fini, l'employée de l'hôtel débarrasse la table et installe les deux futons. Il est cependant trop tôt pour aller se coucher et on décide d'aller tester les bains de l'hôtel.