30/11/2008
Vocabulaire
Dans une semaine, je passe le JLPT (Japanese Language Proficiency Test) niveau 2 ou 日本語能力試験2級. C'est en étudiant la liste du vocabulaire requis pour l'examen que je me suis rendue compte qu'il y avait parfois un léger décalage entre mon vocabulaire et celui requis pour l'épreuve.
Au lieu de vous donnez la liste des 5000 mots qui peuvent l'objet d'une question à l'examen, j'ai choisi de vous faire une sélection du vocabulaire qui n'en fera probablement jamais l'objet.
Le vocabulaire recherché
shidenne-issène 紫電一閃 : littéralement "l'éclat de la lame d'une épée", utilisé pour qualifier un changement brusque
ohyakoudo maïri お百度参り : se rendre dans un sanctuaire shinto 100 jours de suite pour voir sa prière se réaliser
bajitofou 馬耳東風 : parler dans le vent (traduction littérale : "comme le vent d'est à l'oreille d'un cheval")
shoujine 精進 : vient du régime alimentaire des moines bouddhistes qui ne peuvent manger ni viande, ni poisson. Se dit d'un plat (souvent à base de tofu) qui est préparé de manière à ressembler à un plat de viande.
onna-gokoro to akinossora 女心と秋の空 : proverbe qui dit que le coeur des femmes est changeant comme le ciel d'automne (point de vue du météorologue misogyne)
Le vocabulaire un peu moins recherché
botchi botchi denna ぼちぼちでんな : en réponse à la question "ça va?", "on fait aller"
ikémène イケ面 : beau gosse
métcha-métcha めちゃめちゃ: super (dans le sens de "très")
ex : 「めちゃめちゃ寒い」 "il fait super froid"
mimidoshima 耳年増: ce dit d'une jeune fille qui... en sait un peu trop pour son âge
séku-hara セクハラ : dérivé de l'anglais "sexual harassement", harcèlement sexuel.
Le vocabulaire que je ne suis pas sensée savoir, qualifié comme "shiranakoutémohi" 知らなくてもいい
- Les mots qui ont pour base katsu 喝 (engueulade)
katsu-o-ireru 喝を入れる : se faire engueuler
katsu-agué 喝上げ: racket
kyo-katsu 恐喝 : chantage
- Les autres mots censurés :
sugéé すげぇ : "grave" (dans le sens de "très")
ex : 「すげぇ高け」 : "c'est grave cher!"
magouro マグロ : si en français, on dit d'une femme que c'est un thon quand elle n'est pas jolie, en japonais ça désigne une femme frigide
fuzaken-nayo ふざけんなよ : "te fous pas de moi!"
14:41 Publié dans Japon 2008 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
26/11/2008
Le restaurant de Ramen
Aujourd'hui, je vous mets à l'épreuve : le quiz du Taishou 大将 (c'est-à-dire du "Boss").
Dans l'Antiquité, il y avait les énigmes du Sphinx. Aujourd'hui au Japon, il y a les énigmes du chat qui a ouvert un magasin de ramen.
Les ramen ラーメン sont des soupes de nouilles, avec des ingrédients très variés comme du porc, des algues séchées, du tofu frit, etc. Ca semble être le met favori de tout salariman サラリーマン (comprendre "employé de bureau") qui se respecte. C'est un plat qui se mange très vite en faisant beaucoup de bruit (slurrrrrrp, sluuuuurrrrrp). Ne vous moquez pas, c'est une technique très difficile à maîtriser.
Je vous laisse découvrir l'ambiance d'un restaurant de ramen, grâce à cet épisode de Neko Ramen 猫ラーメン.
16:06 Publié dans Comment s'amuser au Japon | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20/11/2008
Aujourd'hui à Korakuen
La musique qui vous accompagnera dans cette balade est tirée de la bande originale du film Once (John Carney, 2006).
Cet après-midi, je suis allée me promener dans le parc de Korakuen 後楽園, qui se trouve juste à côté de chez moi.
Il a été conçu pour un daimyo (seigneur féodal) au cours de la 1ère moitié du 17ème siècle.
A l'entrée du jardin, se trouve un "cerisier d'hiver" 冬桜 qui a la particularité de fleurir... en automne. Le nom vient peut-être du fait qu'il annonce l'hiver. En fin de journée, la lumière du soleil se réverbère sur ses fleurs blanches.



J'aimerais avoir une barque et pouvoir les contempler tout en étant berçée par les ondes et le bruit de l'eau...
Si je ne pouvais vivre qu'une saison au Japon, je choisirais l'automne. On peut le voir qui s'installe partout petit à petit. Un arbre se teinte d'orange ou de rouge, un autre a déjà perdu ses feuilles. Chaque jour dévoile un nouveau paysage.

Les cerisiers du printemps, qui fleurissent et fânent en quelques jours, nous enseignent la beauté de l'éphémère.
Avec l'automne, la nature nous prouve qu'elle sait aussi faire durer le plaisir.

16:14 Publié dans Japon 2008 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
16/11/2008
Théâtre Noh
Il y a quelques semaines, j'ai été invitée par des amis à voir une représentation de Noh.
Le Noh 能 est un style théâtral qui est apparu au Japon à la période médiévale (Muromachi 室町 1333 - 1573) et qui s'est développé principalement à l'époque Edo (江戸 1603 - 1868) grâce au protectorat de la classe dirigeante.
A l'origine, les pièces de Noh étaient jouées en extérieur, sur une scène couverte d'un toit semblable à ceux des temples. De nos jours, on entre dans une immense salle qui contient une scène en bois contruite sur le même modèle. Des loges, les acteurs empruntent un passage couvert pour y accéder.

Le décor se compose d'un immense pin sur fond uni. Epuré et immuable, il est représentatif de l'esprit du Noh.
Sur scène, il y a 3 joueurs de tambour et un flûtiste qui ponctuent leur musique de "cri" (chant?). Sur la droite, le choeur fait la narration.
Tous les acteurs sont des hommes. Ils portent, pour jouer les différents rôles, des masques qui réduisent considèrablement leur champ de vision. De ce fait, les déplacements et les mouvements de danse sont très petits, exécutés avec lenteur et retenue.
Pour habiller un acteur, il faut l'aide de 4 assistants. Le costume se compose de différents vêtements superposés et chaque pièce est une véritable oeuvre d'art. Ils sont conçus en utilisant les techniques les plus complexes du travail de la soie. Les deux exemples ci-dessous proviennent de costumes datant du 16ème siècle, exposés récemment au Tokyo National Museum.


La représentation à laquelle j'ai assisté était celle d'une pièce appelée Hagoromo 羽衣 - le vêtement de plumes.
Un pêcheur accoste tout près d'une plaine de pins. Il est attiré par une musique qui semble venir du ciel, le parfum dans l'air, une pluie de fleurs. Et sur un des arbres, un manteau mystérieux.


11:34 Publié dans Japon 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07/11/2008
A quoi ça sert?
Ces machines en libre service se trouvent juste en face de la gare d'Iidabashi.

17:18 Publié dans Comment s'amuser au Japon | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
05/11/2008
Kagurazaka

L'autre jour, je me promenais dans Kagurazaka avec un de mes amis chinois. A la vue d'un arbuste qui portait des baies rouges, il s'est arrêté et m'a dit :" ça me rappelle un célèbre poème chinois".
Il ne se souvenait que d'une seule phrase par coeur : " 此物最相思".
S'il ne pouvait me traduire ceci mot à mot, pour lui ça exprimait l'idée qu'à la vue de ces baies rouges, on ne pouvait que ressentir pleinement le manque des êtres qui nous sont chers.
Pour changer un peu de la poésie japonaise, je partage avec vous ce poème de Wang Wei 王维 ( 701- 761), 相思:
| 红豆生南国, 春来发几枝。 愿君多采撷。 此物最相思。 | Red berries grow in southern land. How many load in spring the trees? Gather them till full is your hand; They would revive fond memories.
|
A ceci, j'ajoute ma remarque personnelle :
A l'Est aussi, de baies rouges
Les arbres d'automne sont chargés.
Je les laisse aux branchages...
De mes souvenirs, j'ai assez.
J'en profite tout de même pour vour parler un peu de Kagurazaka 神楽坂, un quartier de Tokyo situé à côté de la gare d'Iidabashi 飯田橋.
Je ne me lasse pas de la vue depuis le pont qui survole à la fois la rivière et les rails.

Des bords de la rivière, les trains semblent flotter sur l'eau et je me demande si Miyazaki s'est inspiré de cet endroit pour son film "Le voyage de Chihiro".
Mais revenons un peu à Kagurazaka-dori, la rue la plus animée du quartier. On y trouve d'abord beaucoup de boutiques vendant des articles traditionnels comme la céramique, le thé, les kimonos, etc. Il y a aussi une forte concentration de restaurants français, dont une crêperie bretonne (si si une vraie... avec le cidre, la faïence de quimper et les magazines de déco qu'on trouve dans les locations en Bretagne).

Dans les ruelles avoisinantes, les établissements avec leur boiserie et leurs petites lanterne évoquent Pontocho - le quartier des Geisha de Kyoto - en beaucoup plus calme. Il est vrai que Kagurazaka était un lieu de rendez-vous pour les geisha et il n'est pas tout à fait impossible d'en rencontrer ici encore aujourd'hui.

18:27 Publié dans Japon 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note





